FLASH- IMPÔTS

 
Numéro 21 - juin 2006
 

SOMMAIRE:


Page 1 :
EDITO

Page 2 :
CTPD

Page 3
Notation
CHS

Page 4

AGCS

EDITO


Les petits plats dans les grands !

Dans un coin de rue, deux copains (un anonyme et un agent des impôts) discutent :
- « Salut, tu as maigri, qu’est ce que t’as fait depuis notre dernière rencontre.
- J’ai fait un stage de formation professionnelle une semaine.
- Arrêtes, c’est pas ce qui t’a fait perdre des kilos, tu vas me faire rire.
- Rigoles si tu veux, mais avec 38,11 € remboursés pour la chambre d’Hôtel, je ne peux me payer le restaurant et dois me contenter d’un sandwich le soir.
- C’est vrai, moi je suis remboursé plus que ça, par ma boîte, je te plains, remplumes toi et à bientôt. »

Le même anonyme continue son chemin et rencontre un autre copain :

- « Salut, t’as pas grossi toi depuis la dernière fois qu’on s’est vu ?.
- Tu sais que je suis monté en grade, je suis « Responsable de Centre », et, avec les collègues hauts gradés nous avons eu deux jours de formation.
Je ne tenais pas à y aller, mais c’est obligatoire pour être bien vu.
- Justement, j’ai vu ton collègue, il y a cinq minutes, tu sais ton agent bien sympa et dont tu es très très satisfait, lui aussi il a fait un stage, comme je l’avais trouvé amaigri, il m’a raconté. C’est vrai que vous n’êtes pas bien remboursés et que vous ne pouvez pas vous nourrir correctement, mais toi ça à l’air de te faire l’effet contraire.
- Pour nous c’est pas pareil, c’est un séminaire, on fait de nous, des managers à l’américaine d’il y a trente ans, pour bien nous faire comprendre, on nous met aux petits oignons.
- Un bon restaurant, on mange bien, quelquefois on dort sur place, il y a même un spectacle le soir de la première journée.

- Toi, tu dois être bien remboursé, ça coûte cher ?
- Non, nous on paye pas, c’est le budget de la Direction ….


COMITE TECHNIQUE PARITAIRE DEPARTEMENTAL DU 12 AVRIL 2006


Lors de ce dernier CTPD, chargé comme vous pourrez le constater, ont été abordés les points suivants : le bilan 2005 de la formation professionnelle, la présentation de la campagne IR 2006 (et la déclaration pré-remplie), le compte-rendu de la gestion 2005 et le budget 2006 en contexte LOLF, un point sur le Schéma Départemental d’Organisation des Structures (SDOS) dans les Ardennes.
Avant d’entamer l’ordre du jour, le SNUI a procédé à la lecture de la déclaration liminaire dans laquelle étaient évoqués :
la suppression des postes, pour laquelle notre Direction Générale est exemplaire puisqu’elle rend le plus d’emplois au niveau ministériel.
-la détérioration du service public,
-la dégradation des conditions de travail,
-le sentiment de mépris ressenti par les agents,
-le calcul de la prime d’intéressement perçue en mai et ses modalités.
Le premier point abordé fut la formation professionnelle avec le bilan 2005 (répétition en local pour la préparation du concours de contrôleur interne spécial ; nombre de journées de formation égal à celui de 2003 ; formation des imspecteurs-élèves aidée par 2 vérificateurs de la DIRCOFI) et les orientations 2006 (formation CDI-CDIF reportée à 2007, formation en liaison avec la comptabilité publique pour l’accueil commun à Vouziers, formation pour la mise place du Pôle de Recouvrement Forcé, une journée d’étude BNDP envisagée à la demande des conservateurs). Le SNUI est alors intervenu sur la réforme RUELLE obligeant les inspecteurs-élèves à effectuer leur stage pratique sur le site de leur future affectation : ils ont été pris en compte pour la fixation des objectifs du service. Par ailleurs les conditions de stage n’étaient pas particulièrement bonnes puisque manquaient des formateurs. Puis le syndicat a évoqué les difficultés pour les géomètres de suivre leurs stages sur Toulouse, où il n’y a de toute façon jamais assez de place : pourquoi ne pas organiser des stages nationaux sur Nancy ? Enfin, le SNUI a mentionné le coût élevé des frais de stage par rapport au remboursement, les agents en sont de leur poche (ce à quoi le Président a répondu que le remboursement des frais de déplacement est fixé par décret). Ensuite, nous avons fait remonter le souhait des agents de participer à des journées d’étude plutôt que des stages.
Le deuxième point évoqué fut la campagne IR en contexte DPR : l’augmentation des plages de réception téléphonique (pas de CDRT, mais 1 salle à Charleville et 1 à Sedan), l’accueil du samedi reconduit malgré la faible fréquentation de 2005, moins de permanences à l’extérieur, les renforts avec 6 auxiliaires pour la campagne, SCOUP reconduit, plan de communication pour Télé-IR, plan de saisie prévu sur chaque site, maintien d’un effectif de 50% y compris pendant les congés, le prime de 320 € dont le périmètre est restreint. Et si jamais les objectifs de saisie n’étaient pas atteints fin juin ? La Direction est confiante puisqu’elle se donnera les moyens de réussir.
A 18h15, le SDOS a été évoqué succinctement : le rapprochement CDI-CDIF sur Vouziers est reporté à décembre 2006, la création de l’Hôtel des Finances à Fumay est elle aussi reportée , création du Pôle de Recouvrement Forcé et du Pôle ICE à Charleville-Mézières en septembre 2006.
Après le bilan du budget 2005, où était constaté que tous les besoins exprimés avaient été satisfaits, il a été confirmé qu’il y avait bien un gel des crédits qui avaient été décidés par la DG sans possibilité de les récupérer. La séance a pris fin vers 19h20.
Comme d’habitude un compte rendu plus complet est à votre disposition.


AG MAI :

Nombreux agents choqués qu’un adhérent arrivé à l’heure du repas ait cru judicieux de faire un parallèle entre les valeurs partagées par la MAI et la DG au travers du contrat de performance.

NOTATION 2006


Les CAPL se tiendront les 15 et 16 juin. Sans présager de leur issue, quelques constats s’imposent :
Tout d’abord, le grand Charles (pas celui de l’appel du 18 juin) serait content d’entonner sa célèbre phrase « Ils sont venus, ils sont tous là » en constatant le nombre d’appels déposés : 22 en CAPLocales + 2 en CAPNationale soit une augmentation de 46,67%
L’an dernier, le Directeur avait justifié le nombre record d’appels par le côté novateur de la procédure et le manque de compréhension. Un système plus juste, plus transparent, récompensant un plus grand nombre d’agents devrait être mieux accepté…
L’optimisme de notre Directeur était-il prophétique ?
Soit les Ardennais sont vraiment lents à la compréhension, soit leur idée de la justice et de la transparence les rend lucides et les poussent à réagir devant ce qu’ils jugent injuste.
Nous ne connaissons pas le nombre d’évolutions positives dont dispose le Président de la CAPL ni sa volonté réelle d’écouter les arguments et d’en tenir compte ;
Quoiqu’il en soit, les élus du SNUI défendront chaque dossier qui leur sera confié sur la base de la valeur intrinsèque de l’agent, sans tenir compte des problèmes de contingentement, ce qui exclu toute comparaison des mérites de chacun.
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REUNION DU CHS-DI DU 13 AVRIL 2006.


Après avoir présenté les nouveaux acteurs du comité, avoir approuvé le compte-rendu de la réunion précédente et lu les rapports du CHS ministériels du 17/01/2006, ont été présentés :
Médecine de Prévention : L’année 2005 a totalisé 7 accidents du travail dont un plus grave (accident de la route : la personne s’est endormie au volant).
Après avoir sensibilisé les agents sur le tabagisme, les problèmes d’incompatibilité et de cohabitation entre fumeurs et non fumeurs semblent s’être apaisés.
Autres thèmes abordés : - la santé et la sécurité au travail : prise en compte de l’environnement (exposition à des substances cancérogènes, toxiques), troubles musculo-squelettiques, conduites addictives (tabagisme et alcoolisme), les conditions de travail sur écran ( plus éclairage), le harcèlement moral (le CHS peut évoquer ce thème, en rappeler la réglementation, mais il ne peut être l’instance au sein de laquelle les situations particulières peuvent être évoquées). Concernant le risque routier, la prévention reste une priorité.
- l’accessibilité des locaux aux personnes handicapées.
Formation des membres du CHS : 5 jours ont été consacrés à la formation en 2005, 3 le seront en 2006 pour évoquer les chantiers immobiliers, la responsabilité pénale et les risques électriques.
Le budget 2006 : se monte à 75 560,99 euros.
47317,21 € sont d’ores et déjà engagés : dont 15 281€ pour la DGI .
Est en projet la porte d’entrée coulissante permettant l’accès aux handicapés sur le site de Vouziers. Avant que les frais ne soient pris en charge par le CHS, la DGI et la DGCP doivent contacter leurs instances dans le cadre du rapprochement DGI/DGCP et de l’accueil commun. Ce point sera reexaminé lors de la prochaine réunion.
Sont prévues les dépenses suivantes dans le cadre du CHS et pour la DGI:
- Sur le site de Rethel, la main courante et la porte coupe-feu.
- Sur le site de Sedan, la gâche électrique
- Sur Charleville-Mézières, la chaise d’évacuation pour les personnes handicapées moteurs et aménagement d’un bureau
- Sur le site de Vouziers, installation de WC et signalisation de places de parking pour personnes handicapées. Et aussi 1 climatiseur mobile.
- Sur le site de Fumay, 6 ventilateurs.
A la Direction, 5 ventilateurs sont prévus.
Un besoin est différé pour cause de devis en attente : le changement de la porte d’accès du personnel à Rethel (4 170 euros).
Concernant le risque de chute du mur de derrière la Cité, la Direction aurait déjà fait le nécessaire auprès de la municipalité, qui en est la propriétaire. On attend toujours les travaux……

 


 

AGCS

Le 19 mai, le SNUI était invité par ATTAC-08 à une soirée débat animée par Maurice CHAUVET, responsable de l’Observatoire du Service Public.
Plus de 800 collectivité à ce jour (dont Charleville Mézières, Fumay, Haybes, Nouzonville, Revin, Vouziers ainsi que la Région Champagne-Ardenne) se sont déclarées « Zone hors-AGCS et contestent l’objectif de l’OMC de faire commerce de tout.
L’Accord Général sur le Commerce des Services entend généraliser la mise en concurrence d’un maximum de services dans un maximum de secteurs, tant au niveau mondial qu’au niveau local.
L’AGCS représente un péril pour tous les services publics et met sous tutelle la libre administration des collectivités locales.
Le droit du commerce prime ainsi sur toute considération sociale et sur toute autre législation nationale, régionale ou communale.
Cette logique démantèle le Service Public et supprime la liberté des pouvoirs locaux de pouvoir s’en doter pour satisfaire les besoins sociaux de leurs populations.

Où en sommes-nous aujourd’hui concrètement avec la libéralisation des services ?

Le sort de la directive Bolkestein est loin d’être plié en dépit de la campagne de désinformation orchestrée. La version reliftée par la Commission européenne ne doit pas nous faire baisser la garde car la directive « service » porte atteinte aux services publics et à la question sociale.

1/ Nous protège-t-elle du risque de dumping social ?
Si la référence au très controversé « principe du pays d’origine » a été supprimé, il est remplacé par celui du pays d’accueil, ce qui revient à maintenir la même logique. En effet, dans sa présentation ; la commission stipule que « ce sont les normes minimales du pays hôte qui s’appliquent » tout en soulignant que « trop de contraintes sont encore imposées aux entreprises détachant leur main-d’œuvre »
C’est pour cette raison que chacun des pays européens s’emploie à minimaliser ses normes en généralisant la précarisation des contrats de travail, en comprimant les salaires, en désarticulant le Code du Travail, en contestant les statuts protégés et les minima sociaux.

2/ Préserve-t-elle certains secteurs de leur libéralisation ?
Il faut en douter d’autant plus que la Commission européenne ne retient plus le concept du « service public » mais avance celui de « services d’intérêt économique général (SIEG) ». Dès lors, la directive du premier ministre (JO du 31/01/2006) adressée aux préfets en matière de financements publics vise les services publics locaux, situés dans un cadre concurrentiel, mais aussi les structures d’économie sociale et les associations.

3/ Le sort des SSIG
Annoncés comme exclus du champ d’application de la directive « Bolkestein », les services sociaux d’intérêt général (SSIG) sont une nouvelle catégorie créée pour la circonstance. La Commission stipule qu’ils relèvent du droit européen régissant le marché intérieur et la concurrence et que « la totalité des services prestés dans le domaine social peuvent être considérés comme des activités économiques »…

Ces perspectives confirment l’examen critique effectué au printemps 2005 par l’Association des Maires de France démontrant combien les services publics, notamment locaux, étaient visés mais aussi comment la libre administration des collectivités publiques était remise en cause.

Face à l’AGCS, collectivités locales, collectifs, organisations syndicales et associatives appellent à faire du


SAMEDI 10 JUIN 2006
UNE GRANDE JOURNEE NATIONALE POUR LES SERVICES PUBLICS