SOMMAIRE:
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EDITO
Page 2 :
CTPD
Page 3
Notation
CHS
Page 4
AGCS

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EDITO
Les petits plats dans les grands !
Dans un coin de rue, deux copains (un anonyme et un agent des impôts)
discutent :
- « Salut, tu as maigri, quest ce que tas fait
depuis notre dernière rencontre.
- Jai fait un stage de formation professionnelle une semaine.
- Arrêtes, cest pas ce qui ta fait perdre des kilos,
tu vas me faire rire.
- Rigoles si tu veux, mais avec 38,11 € remboursés pour la
chambre dHôtel, je ne peux me payer le restaurant et dois
me contenter dun sandwich le soir.
- Cest vrai, moi je suis remboursé plus que ça, par
ma boîte, je te plains, remplumes toi et à bientôt. »
Le même anonyme continue son chemin et rencontre un autre copain :
- « Salut, tas pas grossi toi depuis la dernière
fois quon sest vu ?.
- Tu sais que je suis monté en grade, je suis « Responsable
de Centre », et, avec les collègues hauts gradés
nous avons eu deux jours de formation.
Je ne tenais pas à y aller, mais cest obligatoire pour être
bien vu.
- Justement, jai vu ton collègue, il y a cinq minutes, tu
sais ton agent bien sympa et dont tu es très très satisfait,
lui aussi il a fait un stage, comme je lavais trouvé amaigri,
il ma raconté. Cest vrai que vous nêtes
pas bien remboursés et que vous ne pouvez pas vous nourrir correctement,
mais toi ça à lair de te faire leffet contraire.
- Pour nous cest pas pareil, cest un séminaire, on
fait de nous, des managers à laméricaine dil
y a trente ans, pour bien nous faire comprendre, on nous met aux petits
oignons.
- Un bon restaurant, on mange bien, quelquefois on dort sur place, il
y a même un spectacle le soir de la première journée.
- Toi, tu dois être bien remboursé, ça coûte
cher ?
- Non, nous on paye pas, cest le budget de la Direction
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COMITE TECHNIQUE PARITAIRE DEPARTEMENTAL
DU 12 AVRIL 2006
Lors de ce dernier CTPD, chargé comme vous pourrez le constater,
ont été abordés les points suivants : le bilan
2005 de la formation professionnelle, la présentation de la campagne
IR 2006 (et la déclaration pré-remplie), le compte-rendu
de la gestion 2005 et le budget 2006 en contexte LOLF, un point sur
le Schéma Départemental dOrganisation des Structures
(SDOS) dans les Ardennes.
Avant dentamer lordre du jour, le SNUI a procédé
à la lecture de la déclaration liminaire dans laquelle
étaient évoqués :
la suppression des postes, pour laquelle notre Direction Générale
est exemplaire puisquelle rend le plus demplois au niveau
ministériel.
-la détérioration du service public,
-la dégradation des conditions de travail,
-le sentiment de mépris ressenti par les agents,
-le calcul de la prime dintéressement perçue en
mai et ses modalités.
Le premier point abordé fut la formation professionnelle avec
le bilan 2005 (répétition en local pour la préparation
du concours de contrôleur interne spécial ; nombre
de journées de formation égal à celui de 2003 ;
formation des imspecteurs-élèves aidée par 2 vérificateurs
de la DIRCOFI) et les orientations 2006 (formation CDI-CDIF reportée
à 2007, formation en liaison avec la comptabilité publique
pour laccueil commun à Vouziers, formation pour la mise
place du Pôle de Recouvrement Forcé, une journée
détude BNDP envisagée à la demande des conservateurs).
Le SNUI est alors intervenu sur la réforme RUELLE obligeant les
inspecteurs-élèves à effectuer leur stage pratique
sur le site de leur future affectation : ils ont été
pris en compte pour la fixation des objectifs du service. Par ailleurs
les conditions de stage nétaient pas particulièrement
bonnes puisque manquaient des formateurs. Puis le syndicat a évoqué
les difficultés pour les géomètres de suivre leurs
stages sur Toulouse, où il ny a de toute façon jamais
assez de place : pourquoi ne pas organiser des stages nationaux
sur Nancy ? Enfin, le SNUI a mentionné le coût élevé
des frais de stage par rapport au remboursement, les agents en sont
de leur poche (ce à quoi le Président a répondu
que le remboursement des frais de déplacement est fixé
par décret). Ensuite, nous avons fait remonter le souhait des
agents de participer à des journées détude
plutôt que des stages.
Le deuxième point évoqué fut la campagne IR en
contexte DPR : laugmentation des plages de réception
téléphonique (pas de CDRT, mais 1 salle à Charleville
et 1 à Sedan), laccueil du samedi reconduit malgré
la faible fréquentation de 2005, moins de permanences à
lextérieur, les renforts avec 6 auxiliaires pour la campagne,
SCOUP reconduit, plan de communication pour Télé-IR, plan
de saisie prévu sur chaque site, maintien dun effectif
de 50% y compris pendant les congés, le prime de 320 € dont
le périmètre est restreint. Et si jamais les objectifs
de saisie nétaient pas atteints fin juin ? La Direction
est confiante puisquelle se donnera les moyens de réussir.
A 18h15, le SDOS a été évoqué succinctement :
le rapprochement CDI-CDIF sur Vouziers est reporté à décembre
2006, la création de lHôtel des Finances à
Fumay est elle aussi reportée , création du Pôle
de Recouvrement Forcé et du Pôle ICE à Charleville-Mézières
en septembre 2006.
Après le bilan du budget 2005, où était constaté
que tous les besoins exprimés avaient été satisfaits,
il a été confirmé quil y avait bien un gel
des crédits qui avaient été décidés
par la DG sans possibilité de les récupérer. La
séance a pris fin vers 19h20.
Comme dhabitude un compte rendu plus complet est à votre
disposition.
AG MAI :
Nombreux agents choqués quun adhérent
arrivé à lheure du repas ait cru judicieux de faire
un parallèle entre les valeurs partagées par la MAI et
la DG au travers du contrat de performance.
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NOTATION 2006
Les CAPL se tiendront les 15 et 16 juin. Sans présager de leur
issue, quelques constats simposent :
Tout dabord, le grand Charles (pas celui de lappel du 18
juin) serait content dentonner sa célèbre phrase
« Ils sont venus, ils sont tous là » en
constatant le nombre dappels déposés : 22 en
CAPLocales + 2 en CAPNationale soit une augmentation de 46,67%
Lan dernier, le Directeur avait justifié le nombre record
dappels par le côté novateur de la procédure
et le manque de compréhension. Un système plus juste,
plus transparent, récompensant un plus grand nombre dagents
devrait être mieux accepté
Loptimisme de notre Directeur était-il prophétique ?
Soit les Ardennais sont vraiment lents à la compréhension,
soit leur idée de la justice et de la transparence les rend lucides
et les poussent à réagir devant ce quils jugent
injuste.
Nous ne connaissons pas le nombre dévolutions positives
dont dispose le Président de la CAPL ni sa volonté réelle
découter les arguments et den tenir compte ;
Quoiquil en soit, les élus du SNUI défendront chaque
dossier qui leur sera confié sur la base de la valeur intrinsèque
de lagent, sans tenir compte des problèmes de contingentement,
ce qui exclu toute comparaison des mérites de chacun.
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REUNION DU CHS-DI DU 13 AVRIL 2006.
Après avoir présenté les nouveaux acteurs du comité,
avoir approuvé le compte-rendu de la réunion précédente
et lu les rapports du CHS ministériels du 17/01/2006, ont été
présentés :
Médecine de Prévention : Lannée 2005 a
totalisé 7 accidents du travail dont un plus grave (accident de
la route : la personne sest endormie au volant).
Après avoir sensibilisé les agents sur le tabagisme, les
problèmes dincompatibilité et de cohabitation entre
fumeurs et non fumeurs semblent sêtre apaisés.
Autres thèmes abordés : - la santé et la sécurité
au travail : prise en compte de lenvironnement (exposition
à des substances cancérogènes, toxiques), troubles
musculo-squelettiques, conduites addictives (tabagisme et alcoolisme),
les conditions de travail sur écran ( plus éclairage), le
harcèlement moral (le CHS peut évoquer ce thème,
en rappeler la réglementation, mais il ne peut être linstance
au sein de laquelle les situations particulières peuvent être
évoquées). Concernant le risque routier, la prévention
reste une priorité.
- laccessibilité des locaux aux personnes handicapées.
Formation des membres du CHS : 5 jours ont été consacrés
à la formation en 2005, 3 le seront en 2006 pour évoquer
les chantiers immobiliers, la responsabilité pénale et les
risques électriques.
Le budget 2006 : se monte à 75 560,99 euros.
47317,21 € sont dores et déjà engagés :
dont 15 281€ pour la DGI .
Est en projet la porte dentrée coulissante permettant laccès
aux handicapés sur le site de Vouziers. Avant que les frais ne
soient pris en charge par le CHS, la DGI et la DGCP doivent contacter
leurs instances dans le cadre du rapprochement DGI/DGCP et de laccueil
commun. Ce point sera reexaminé lors de la prochaine réunion.
Sont prévues les dépenses suivantes dans le cadre du CHS
et pour la DGI:
- Sur le site de Rethel, la main courante et la porte coupe-feu.
- Sur le site de Sedan, la gâche électrique
- Sur Charleville-Mézières, la chaise dévacuation
pour les personnes handicapées moteurs et aménagement dun
bureau
- Sur le site de Vouziers, installation de WC et signalisation de places
de parking pour personnes handicapées. Et aussi 1 climatiseur mobile.
- Sur le site de Fumay, 6 ventilateurs.
A la Direction, 5 ventilateurs sont prévus.
Un besoin est différé pour cause de devis en attente :
le changement de la porte daccès du personnel à Rethel
(4 170 euros).
Concernant le risque de chute du mur de derrière la Cité,
la Direction aurait déjà fait le nécessaire auprès
de la municipalité, qui en est la propriétaire. On attend
toujours les travaux
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AGCS
Le 19 mai, le SNUI était invité par ATTAC-08 à une
soirée débat animée par Maurice CHAUVET, responsable
de lObservatoire du Service Public.
Plus de 800 collectivité à ce jour (dont Charleville Mézières,
Fumay, Haybes, Nouzonville, Revin, Vouziers ainsi que la Région
Champagne-Ardenne) se sont déclarées « Zone hors-AGCS
et contestent lobjectif de lOMC de faire commerce de tout.
LAccord Général sur le Commerce des Services entend
généraliser la mise en concurrence dun maximum de
services dans un maximum de secteurs, tant au niveau mondial quau
niveau local.
LAGCS représente un péril pour tous les services publics
et met sous tutelle la libre administration des collectivités locales.
Le droit du commerce prime ainsi sur toute considération sociale
et sur toute autre législation nationale, régionale ou communale.
Cette logique démantèle le Service Public et supprime la
liberté des pouvoirs locaux de pouvoir sen doter pour satisfaire
les besoins sociaux de leurs populations.
Où en sommes-nous aujourdhui concrètement avec la
libéralisation des services ?
Le sort de la directive Bolkestein est loin dêtre plié
en dépit de la campagne de désinformation orchestrée.
La version reliftée par la Commission européenne ne doit
pas nous faire baisser la garde car la directive « service »
porte atteinte aux services publics et à la question sociale.
1/ Nous protège-t-elle du risque de dumping social ?
Si la référence au très controversé « principe
du pays dorigine » a été supprimé,
il est remplacé par celui du pays daccueil, ce qui revient
à maintenir la même logique. En effet, dans sa présentation ;
la commission stipule que « ce sont les normes minimales du
pays hôte qui sappliquent » tout en soulignant
que « trop de contraintes sont encore imposées aux entreprises
détachant leur main-duvre »
Cest pour cette raison que chacun des pays européens semploie
à minimaliser ses normes en généralisant la précarisation
des contrats de travail, en comprimant les salaires, en désarticulant
le Code du Travail, en contestant les statuts protégés et
les minima sociaux.
2/ Préserve-t-elle certains secteurs de leur libéralisation ?
Il faut en douter dautant plus que la Commission européenne
ne retient plus le concept du « service public »
mais avance celui de « services dintérêt
économique général (SIEG) ». Dès
lors, la directive du premier ministre (JO du 31/01/2006) adressée
aux préfets en matière de financements publics vise les
services publics locaux, situés dans un cadre concurrentiel, mais
aussi les structures déconomie sociale et les associations.
3/ Le sort des SSIG
Annoncés comme exclus du champ dapplication de la directive
« Bolkestein », les services sociaux dintérêt
général (SSIG) sont une nouvelle catégorie créée
pour la circonstance. La Commission stipule quils relèvent
du droit européen régissant le marché intérieur
et la concurrence et que « la totalité des services
prestés dans le domaine social peuvent être considérés
comme des activités économiques »
Ces perspectives confirment lexamen critique effectué au
printemps 2005 par lAssociation des Maires de France démontrant
combien les services publics, notamment locaux, étaient visés
mais aussi comment la libre administration des collectivités publiques
était remise en cause.
Face à lAGCS, collectivités locales, collectifs,
organisations syndicales et associatives appellent à faire du
SAMEDI 10 JUIN 2006
UNE GRANDE JOURNEE NATIONALE POUR LES SERVICES PUBLICS
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