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SECTION
DES ARDENNES
Charleville
Mézières, le 25 mars 2010
Déclaration
liminaire CTPD du 25 mars 2010
Monsieur le Président,
Ce CTPD s’ouvre dans un contexte social particulièrement tendu
Mardi 23 mars, les Organisations syndicales appelaient les agents de la
DGFiP à se mettre en grève pour la défense et le renforcement des
missions, pour améliorer les conditions de vie au travail, pour l’arrêt
des suppressions d’emplois, pour les rémunérations et les carrières et
pour les pensions.
Avec 40% de grévistes, la DGFiP fait, une fois de plus, partie des
secteurs professionnels les plus mobilisés. Monsieur PARINI a reconnu «
une solide mobilisation » des agents tant dans cette journée que lors
de ses déplacements en région.
Ce mécontentement durable et profondément ancré ne doit rien au hasard
: il s’explique par l’accumulation de réformes et de suppressions
d’emplois depuis une dizaine d’années qui ont progressivement dégradé
l’exercice des missions de service public et les conditions de travail.
Il s’explique également par le poids des méthodes managériales en
vigueur (manière d’encadrer, de gérer, d’accompagner les agents, les
cadres, au sein de leur service). Il s’explique enfin par la situation
créée depuis deux ans du fait de la fusion « impôts/trésor ». Eric
WOERTH part au moment où la situation se complique, il laisse à son
successeur une situation conflictuelle, compliquée et très tendue. En
particulier, les opérations découlant de la fusion ne sont pas
achevées, les chantiers relatifs aux statuts des agents et aux règles
de gestion sont encore loin d’être bouclés et dans les services,
l’accélération des restructurations s’effectue à un train d’enfer
difficilement supportable.
De plus, le non remplacement de deux départs à la retraite sur trois
met l’ensemble des agents et des services sous haute tension. Cumulé
aux réformes et aux suppressions d’emplois passées, cette accélération
crée une situation intenable.
Ainsi dans les Ardennes, depuis 2003 ce sont 71 emplois qui ont été
supprimés soit près du quart des effectifs. Ce chiffre éloquent
explique en partie la forte mobilisation des agents avec 56,37% de
grévistes et + de 67% parmi les agents B et C composant le reste des
personnels selon M PARINI.
A quelques jours du deuxième anniversaire de la DGFiP, nous attendons
que le nouveau Ministre du Budget et le Directeur général des Finances
Publiques prennent en compte la réalité des services et les demandes
des personnels et en particulier les conditions de vie au travail,
l’exercice des missions et les règles de gestion.