SYNDICAT NATIONAL UNIFIÉ DES IMPÔTS


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SECTION DES ARDENNES


Charleville Mézières, le 16 mars 2009

Déclaration liminaire au CTPD du 16 mars 2009

Monsieur le Président,


Difficile pour les élus du SNUI de commencer ce CTPD, sans évoquer le contexte politique et social plus qu’alarmant de ce début d’année 2009. La forte mobilisation du 29 janvier 2009 est à marquer du sceau de la réussite et des aspirations fondamentales des salariés, retraités, chômeurs et plus simplement des citoyens.

Le 18 février 2009, le Président de la République n’a pas répondu aux exigences cruciales issues de ce mouvement. Devant le refus d’entendre les exigences sociales portées par les salariés, une nouvelle étape de la mobilisation est nécessaire.


Entre-temps, qu’objecte-t’on aux fonctionnaires ? Réformes, restrictions de moyens, perte continue du pouvoir d’achat, attaques du statut de la fonction publique, révision générale des politiques publiques, suppressions d’emploi dont la litanie devient étourdissante. Le 3 mars dernier, les ministres Woerth et Santini ont réaffirmé leur volonté d’installer une fonction publique de métiers, dans la droite ligne du libre blanc de M.Silicani, de faire passer très rapidement le projet de loi mobilité à l’Assemblée nationale, (avec l’accord du Président), de fusionner plus et encore de corps et d’étendre la Prime de Fonctions et de résultats à tous les A de la fonction publique d’Etat. Tous sujets, sur lesquels ils savent bien, que l’ensemble des organisations syndicales de la fonction publique est en opposition frontale.

Les revendications sont pourtant connues :


- l’arrêt de la politique aveugle de suppression d’emplois et un moratoire immédiat sur celles contenues dans le budget 2009,

- l’augmentation significative de la valeur du point et la réévaluation de l’ensemble de la grille indiciaire pour améliorer la carrière des agents,

- le retrait de projets porteurs de lourds reculs pour la population et les personnels, qui se traduisent, notamment, par des délocalisations et des fermetures massives de services de proximité, et l’aggravation des conditions de travail,


Les ministres n’en tiennent pas compte, pire, ils affichent leur mépris en y répondant pas !


La mobilisation des agents de la DGFiP fut exceptionnelle le 29 janvier. Dans le département des Ardennes, 62,74% des agents de l’ex-DGI étaient en grève traduisant plus qu’une inquiétude, mais plutôt angoisse et colère. Angoisse, car ils s’aperçoivent bien que la Fonction Publique est en chantier de démolition, et qu’ils constatent tous les jours que leurs conditions de travail se dégradent. Colère, car les suppressions d’emploi les affectent au plus profond d’eux-mêmes et qu’ils voient s’affaisser à grand pas leur pouvoir d’achat.


Ce n’est certainement pas l’opération de communication, que vous allez prochainement réaliser dans le département pour leur expliquer le bien fondé de la fusion DGI-CP, qui sera en mesure de les anesthésier.


C'est pourquoi, nous appelons tous les agents des deux réseaux des Ardennes à s’inscrire massivement à la journée de grève du 19 mars.


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