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SYNDICAT
NATIONAL UNIFIÉ DES IMPÔTS
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75011
PARIS Tél. 01.44.64.64.44
Fax
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SECTION
DES ARDENNES
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Charleville
Mézières, le 24 octobre2008
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Déclaration liminaire au CTPD
du 24 octobre 2008
Monsieur le
Président,
A l’occasion de
ce CTPD, un an après
l’annonce, le 4 octobre 2007, de la fusion DGI/DGCP par le ministre du
budget
et de la fonction publique, les représentants du SNUI ne peuvent
manquer de
souligner, que s’agissant des réformes en cours à la Direction Générale
des
Finances Publiques, l’administration avance en terrain miné tant il est
vrai
que la mobilisation du printemps dernier est plus qu’un simple
souvenir.
Ce
mouvement a démontré, s’il en était
besoin, que les agents n’étaient pas dupes sur le sens de la fusion ni
sur
celui de la Révision Générale des Politiques Publiques dans laquelle
elle s’insère.
Ils ont en effet conscience que ces projets n’ont comme prétexte que la
mise en
accusation de la fonction publique et la mise en cause d’une certaine
idée du
service public que leur culture, leur professionnalisme et leur
expérience ont
peu à peu façonnée.
Aujourd’hui
ce que souhaitent les
agents de la DGFIP c’est de continuer à pouvoir exercer leurs métiers
dans des
conditions dignes de leur investissement et de leur sens civique : Dans
le
respect de leur santé, dans le respect des usagers et dans le respect
des
missions qui leurs sont confiées.
C’est
pourquoi les représentants du
SNUI, porteurs de ces exigences vous demandent de tout mettre en oeuvre
pour :
-
tenir l’engagement pris par le
ministre du budget et de la fonction publique dans son intervention du
11
février 2008 de faire sa priorité de “ l’adaptation du travail à
l’agent et non
le contraire ”.
-
observer les principes énoncés par le
Directeur Général dans ses notes des 24 juin et 4 août 2008 visant à
respecter,
dans le cadre des réformes, “ le travail et le métier des agents ” et “
l’exercice par leurs détenteurs actuels des métiers existants ”.
Toutefois
ces principes ne sauraient
fixer des limites à notre action, bien au contraire, si nous adoptons
ces
préceptes c’est pour qu’ils constituent le socle à partir duquel bâtir
une
véritable politique d’amélioration des conditions de vie au travail.
Le
SNUI continuera à réclamer l’abandon
des polyvalences excessives, à condamner l’industrialisation et la
parcellisation des tâches et à combattre toute méthode qui nuit à ce
qui fait
l’intérêt de notre métier : sa diversité.
Le
SNUI continuera à demander l’abandon
des organisations en plateau et des concentrations d’agents au profit
de la
création de services à taille humaine.
Le
SNUI continuera à réclamer des
études ergonomiques en préalable à toute restructuration, à rappeler
leur
nécessité qui va bien au delà du choix du mobilier ou de son
positionnement
dans l’espace de travail.
Ces
principes devraient servir
l’intérêt des agents dans les perspectives professionnelles qui leur
sont
proposées.
“Adapter le
travail à l’agent” c’est
accepter de placer l’humain au centre des préoccupations de
l’administration,
c’est aussi envisager les réformes du point de vue de l’agent, c’est
réfléchir
à des organisations de travail dans le respect des souhaits de chacun.
Concernant
directement la fusion, si le
message aux agents du Directeur Général le 10 octobre se voulait
rassurant, on
ne peut que constater qu’il reprend de nombreuses données de précédents
messages mais qu’il apporte aucune information nouvelle. Tout au plus,
essaie-t-il d’établir que “le plan social d’accompgnement” s’appliquera
tel
quel et qu’il n’y aura aucune réouverture de discussions, chose que
nous ne
cesserons de contester.
Par ailleurs,
le volontarisme affiché
sur le calendrier nous laisse perplexes. Il est vrai que vouloir
réduire à
trois heures le groupe de travail du 20 octobre sur les SIP lui permet
d’inventer une autre notion du temps. Comment dans ces conditions
discuter
sérieusement en si peu de temps de tos les problèmes (choix et taille
des SIP,
charges de travail, accueil du public ...).
En
attendant, après cette réunion
“test” particulièrement décevante, il nous reste à espèrer que dans 3
jours, le
Ministre répondra clairement aux revendications portant sur le statut,
le temps
de travail et les régimes indemnitaires.
Enfin,
au-delà des revendications
propres au contexte de la fusion DGI-DGCP, le SNUI revendique toujours
une
forte augmentation du pouvoir d’achat, une amélioration générale (sous
tous ses
aspects) des conditions de vie au travail et l’arrêt des suppressions
d’emplois.