16-11-2004 17:36:00
Pays : FRAPARIS, 16
nov 2004 (AFP)
Le principal syndicat des
Impôts, le SNUI,
a considéré mardi que la fiscalité locale était "en état
d'urgence" et souhaité qu'elle soit entièrement "repensée"
pour viser à une plus grande égalité, entre contribuables et
entre collectivités.
Lors d'une conférence de
presse mardi, les responsables du Syndicat national unifié
des impôts (SNUI)
ont souligné "l'importance croissante de l'Etat", qui, à
travers la dotation globale de fonctionnement et les
compensations, est devenu "le premier contributeur local".
Les prélèvements des recettes de l'Etat au profit des
collectivités locales sont passés de 36,5 mds EUR en 2003 à
45,7 Mds EUR en 2005.
Or l'impôt national "est
surtout assis sur des impôts indirects, les plus injustes
par nature", comme la TVA, déplore le syndicat.
Le
SNUI remarque aussi "des
injustices criantes", d'une part parce que le gouvernement
pratiquerait une "fiscalité clientéliste" au profit des
entreprises, d'autre part en raison des "inégalités entre
collectivités".
En 2000, remarque le
SNUI,
10% des communes ont perçu 92,2% du produit de la Taxe
professionnelle (TP), et parmi celles-ci, 36 communes en ont
perçu à elles seules 26,9%.
"Et les effets des divers
systèmes de péréquation censés corriger ces inégalités
demeurent très limités", remarque le syndicat.
Le
SNUI propose diverses
solutions. Selon lui, la TP, actuellement en réforme,
pourrait ainsi prendre en compte "la capacité contributive
de l'entreprise" avec comme indicateur l'excédent brut
d'exploitation (EBE), qui correspond à la valeur ajoutée
augmentée des subventions d'exploitation et diminuée des
impôts, taxes et frais de personnels.
Il estime enfin que la
"valeur vénale" des biens immobiliers pourrait utilement
remplacer la valeur locative, devenue obsolète, comme
assiette de la taxe foncière ou de la taxe d'habitation.
Le
SNUI , qui lutte
contre la systématisation des suppressions d'emplois aux
Impôts, assure que ce calcul, qui pourrait être lissé sur
plusieurs années pour pallier les sautes du marché, a "une
faisabilité très grande", et que la fonction publique
dispose "des géomètres et des outils informatiques
nécessaires".
AFP 161735 NOV 04
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