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ECO - Bercy envisage de tester la "déclaration de revenus préremplie" (presse)

PARIS, 2 nov 2004 (AFP)

Le ministre de l'Economie Nicolas Sarkozy envisage de tester la "déclaration de revenus préremplie" pour les particuliers et souhaite réformer le contrôle fiscal des entreprises, affirme le Figaro de mardi, tandis que le syndicat SNUI estime que cette réforme est "techniquement difficile à mettre en oeuvre".

Le test, qui concernerait "dans une première étape entre un et trois départements", consiste à "faire figurer sur les déclarations d'impôt adressées aux contribuables le montant perçu des salaires, pensions et indemnités journalières", selon le quotidien. Les contribuables auraient à vérifier les chiffres et à les corriger si nécessaire.

Interrogé par l'AFP, le ministère des Finances, où se tiendra mercredi une conférence de presse sur le thème des relations entre le fisc et le contribuable, n'a pas démenti cette information.

"Cette mesure d'affichage à destination des particuliers est techniquement difficile à mettre en oeuvre", estime le Syndicat national unifié des Impôts (SNUI) qui estime notamment que "la connaissance exacte de l'état civil des contribuables n'est pas totale".

Ainsi, il a fallu, selon le SNUI, adresser "plus de trois millions de questionnaires aux foyers fiscaux pour tenter de régulariser les erreurs" et "il resterait près d'un quart d'incohérences dans les données (état civil, composition du foyer fiscal, revenus...) transmises à l'administration".

"Loin de simplifier les démarches, de nombreux contribuables risquent fort de se voir dans l'obligation de corriger leur déclaration et tous devront être très vigilants sous peine d'erreurs en leur défaveur ou de contrôle pouvant survenir dans un délai de trois ans", observe le syndicat.

Il estime "qu'une fois passé le temps des annonces médiatiques, la complexité et le questionnement retomberont sur les contribuables comme sur les agents des Impôts".

Le Figaro indique par ailleurs que la réforme du contrôle fiscal concernerait les moyennes et grandes entreprises qui verraient limitée à neuf mois la durée de "la vérification", c'est-à-dire du temps que les services fiscaux passent dans leurs locaux lors d'un contrôle.

L'administration serait également "invitée à se montrer plus conciliante pour les sociétés qui admettent leurs erreurs".

Le SNUI estime que cela "satisfait les attentes du MEDEF", et annonce qu'il continuera de son côté à "faire part de ses analyses en mettant en avant la justice, la nécessité d'une réelle lutte contre la fraude fiscale et l'égalité de traitement des contribuables devant la loi".