Un malaise de plus en
plus profond à la Direction régionale des finances publiques
mercredi 27 avril 2011
Pour l’Union SNUI-SUD Trésor Réunion
Pascal Valiamin
Dans un communiqué, le SNUI-SUD Trésor-Réunion dénonce la dégradation des
conditions de travail des agents de la Direction régionale des finances
publiques de La Réunion. En effet, « l’augmentation de la charge de travail,
les vagues successives de suppressions d’emplois », entre autres, créent un
malaise au sein des agents, qui alertent l’administration sur l’urgence de
la situation.
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« Le malaise est de plus en plus profond au sein des agents de la Direction
régionale des finances publiques (DRFiP) de La Réunion, 6 mois après la
création de celle-ci.
Cette crise prend sa source dans la création de la Direction générale des
finances publiques (DGFiP) en 2008.
L’augmentation de la charge de travail et de sa complexité, la pression
managériale et les vagues successives de suppressions d’emplois du fait du
non-remplacement de 2 départs sur 3 à la retraite ont considérablement
dégradé les conditions de travail et la qualité des missions.
Le gouvernement reste sourd à cette situation intenable. Il entretient de
fait l’idée que ces suppressions d’emplois sont normales, car justifiées par
les gains de productivité. Or, c’est faux.
Évolution de la fraude fiscale, augmentation du nombre de dossiers à
traiter, augmentation des recours, besoins de conseils aux collectivités
locales en hausse... tout démontre qu’il y a plus de travail au sein de la
DGFiP. Les bouleversements intervenus depuis une dizaine d’années, et
singulièrement depuis la mise en place de la DGFiP en avril 2008, se
traduisent par un malaise profond au sein de la DGFiP.
Dans les services de la DGFiP, un sentiment d’urgence s’impose tant pour les
agents que pour les contribuables.
Il faut desserrer le management et demander la mise en œuvre des mesures
d’urgence pour améliorer les conditions de travail et d’exercice des
missions : derrière le malaise profond, il y a la qualité du service public,
aujourd’hui clairement en danger.
Pour la campagne d’impôt sur le revenu qui s’annonce, l’Union SNUI-SUD
Trésor rappelle aux citoyens de La Réunion que les conditions d’accueil ne
sont pas adaptées au flux de contribuables particulièrement important dans
le département.
Dans l’île, le service public de proximité prend tout son sens et sa valeur.
Beaucoup de nos concitoyens n’ont pas de compte bancaire, de revenus fixes
et de visibilité économique. Ils se déplacent souvent pour payer en
numéraire et en plusieurs fois au gré des revenus perçus. Nous vous
soulignons également que le département compte plus de 110.000 personnes ne
sachant ni lire, ni écrire, et il est donc difficile pour eux d’utiliser les
moyens modernes de paiement et de faire des réclamations écrites.
L’administration doit être en capacité de proposer un service public de
qualité à la population réunionnaise.
Les agents de la DRFIP ne sont pas en nombre suffisant pour recevoir nos
compatriotes, et cela n’est pas acceptable.
Alors que le ministre vante l’accueil fiscal de proximité (possibilité de
faire ses démarches fiscales indifféremment dans une trésorerie, un SIP —
Services des Impôts et des Particuliers — ou un centre des finances
publiques), l’Union SNUI-SUD Trésor affirme que les services de La Réunion
ne seront pas en capacité d’absorber l’ensemble de la population qui se
déplacera au mois de mai tant pour la campagne d’impôt sur le revenu que
pour le paiement du 2ème tiers (15 mai).
Face aux difficultés prévisibles et aux craintes d’incidents, l’Union
SNUI-SUD Trésor alerte de la manière la plus vive l’administration sur
l’urgence de la situation. La toute jeune DRFIP a montré ses limites
rapidement au mois décembre lors de l’ouverture des S.I.P de Saint-Paul et
de Saint-Pierre. »