Impôts. Le Snui n'encaisse pas la
baisse de moyens
Il revendique 20.000 adhérents en France
(l'État emploie 80.000 agents en tout), dont 300 dans le Finistère (sur
800 actifs). Le syndicat national unifié des impôts tenait son assemblée
générale départementale, vendredi, à Pont-de-Buis. Une séance marquée par
la défiance à l'égard du projet de fusion impôts-trésorerie du
gouvernement. « Comment va s'organiser le travail ? Qui de Brest, où se
trouve la direction du Trésor, ou de Quimper, direction des impôts,
héritera du pôle départemental unifié ? La direction entretient le flou »,
déplore Claude Golhen, secrétaire adjoint du Snui-29.
Ce qui apparaît clairement en
revanche pour Vincent Drezet, membre du bureau national, « c'est la baisse
des effectifs produite par ces rapprochements. 10 % des effectifs
ont déjà été supprimés entre 2002 et 2008 et 800 trésoreries ont fermé ces
huit dernières années. À un moment, il sera impossible d'assumer un
service correct. Il ne s'agit pas que de nous. C'est le service de
proximité que l'on démantèle ». Le téléphone, la télédéclaration ? « Ils
ne couvrent pas les 10 % de cas particuliers exigeant un rendez-vous
physique ». Gilles Monnerie, trésorier-payeur général en convient mais il
considère « que l'accueil physique peut être assuré en une demi-journée.
Les habitudes des usagers et la technologie ont changé. Est-il raisonnable
de maintenir des petites trésoreries ouvertes dans ces conditions ? » Des
réflexions se poursuivent justement sur des maintiens dans le département.
À commencer par la trésorerie du Faou. « C'est le dossier le plus avancé.
Mais pas le seul ».