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BEZIERS  - Édition du lundi 15 décembre 2008

Impôts Le point de vue des salariés

A la suite d'une de nos "Puces à l'oreille" (Midi Libre du 22 novembre) Jean-Marc Mena, secrétaire Snui, syndicat national unifié des impôts, et Martine Fleury, secrétaire Snadgi, syndicat national des agents de la direction générale des impôts, ont réagi : « Je vous rassure, non, les agents de l'hôtel des finances de Béziers ne sont pas malades au sens où vous l'entendez. Par contre ils sont vraiment en colère de voir la mise en place de la RGPP (révision générale des politiques publiques) permettre à terme la destruction du service public, auquel ils sont très attachés.

Le service public ne peut entrer dans la logique de coût-rendement. Nous sommes pour un service public de qualité accordant à l'usager le temps et l'écoute nécessaires, afin d'apporter une réponse complète aux difficultés rencontrées.

Les multiples réformes mises en place au sein de notre ministère, ne le sont pas pour "mettre l'usager au centre des réformes" mais uniquement pour procéder à une suppression massive d'emplois, à savoir entre 2003 et 2009, pas moins de 13 000 emplois auront ainsi disparu, et 55 % de départ en retraite ne seront pas remplacés.
Alors comment s'étonner, comme vous le décrivez dans votre article, qu'il soit quelquefois difficile de contacter l'hôtel des Finances ?
Cette situation aujourd'hui rencontrée, non seulement dans notre département, mais sur le territoire national, les agents des impôts et du trésor n'ont de cesse, avec leurs organisations syndicales de les dénoncer. Les derniers mouvements de grève et d'actions, particulièrement suivis, ont continué à alerter sur le démantèlement du service public.

Malheureusement, force est de constater que le message a du mal à être entendu, que ce soit par une majorité d'élus, ou même par une partie de la population qui se laissent tromper par le discours si souvent assené. »