Fusion trésoreries-impôt : prime de 23 euros aux agents (ministère)

PARIS, 27 fév 2008 (AFP)


Le ministre du Budget Éric Woerth a proposé un complément indemnitaire de 23 euros net par mois à tous les agents des Impôts et des Trésoreries, dans le cadre des mesures d'accompagnement à la fusion entre les directions des impôts et des comptes publiques, a-t-on appris mercredi auprès du ministère.
Ces propositions "ont été reconnues comme satisfaisantes par une majorité des sept organisations syndicales", a-t-on précisé au ministère, mais deux syndicats, la CGT et le Snui-FDSU, ont décidé d'appeler à la grève le 27 mars, estimant notamment ces mesures d'accompagnement insuffisantes.
Ce complément indemnitaire sera versé à partir de 2008.
Éric Woerth avait annoncé en octobre l'opération de fusion entre les directions des impôts et de la comptabilité publique, pour créer, à partir de 2008, une administration unique, la Direction générale des finances publiques, chargée à la fois du calcul et du recouvrement de l'impôt, mais aussi des missions de comptabilité publique effectuées par la DGCP auprès des collectivités locales.
Cette future administration regroupera 130.000 agents (76.000 de la DGI, 54.000 de la DGCP).
Le ministre a également proposé d'harmoniser par le haut les rémunérations des agents, ceux de la DGCP étant jusque là moins bien payés que ceux de la DGI. Cette mesure interviendra dès 2009 mais sera étalée dans le temps. .../..
Cette "prime de fusion pérenne est une avancée, mais elle ne règle pas tous les problèmes", a expliqué Vincent Drezet (Snui) à l'AFP, évoquant notamment un "passif important en matière de rémunération", des conditions de travail détériorées et la question des suppressions d'emplois.
La CGT dénonce de son côté "un volet social financé par les suppressions d'emplois contenues dans la fusion".
Les mesures d'accompagnements ont "en effet des contreparties: on poursuit les gains de productivité pendant tout le quinquennat, à un niveau supérieur au non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite", reconnaît le ministère. Pour 2008 et 2009, 5.000 postes seront supprimés.
Pour sa part, FO a "pris acte des avancées", tout en estimant qu'elles n'étaient "pas à la hauteur de ce qu'on avait demandé", a expliqué Michel Monteil (FO).