« Les agents sont inquiets »

VINCENT DREZET, secrétaire national du Syndicat national unifie des impôts

Pour l’usager, un guichet fiscal unique est pratique. Quelles sont vos critiques ?
n Vincent Drezet. Quand on évoque la fusion entre la DGI et la DGCP, on pense à une administration fiscale unique pour le particulier mais, en réalité, c’est autre chose. Le recouvrement de l’impôt n’est pas la mission principale de la DGCP. Et, à la DGI, on ne fait pas que calculer l’impôt. Là, ce qui va se passer, c’est un mélange général de tout ce qui touche à la gestion des recettes et de la dépense. Pour nous, c’est porteur de beaucoup plus de dangers. D’autant que le ministre est resté flou sur la façon dont cette ré- forme va être mise en oeuvre.

Qu’est-ce qui vous inquiète ?
Le plus inquiétant, c’est qu’on est actuellement dans un mouvement où tout ce qui touche à la réforme de l’État se traduit par moins d’État, des économies d’échelle qui, concrètement, correspondent à des suppressions de sites, démissions, et à une dégradation des conditions de travail et donc de la qualité du service public. Les agents sont inquiets.

Maintenant que la reforme est enclenchée, qu’allez-vous faire ?
Nous lançons une série d’assemblées générales extraordinaires pour rencontrer les agents. Dire uniquement « On est contre » ne nous semble pas responsable. Il faut surtout dire ce qu’on veut. Nous voulons faire part de nos revendications, qui ne touchent pas qu’à la rémunération, mais aussi à la façon dont nous travaillons.

Propos recueillis
 par Gabriel Richalot