La grève des fonctionnaires "porte en elle leur profond malaise" (Snui)

PARIS, 21 nov 2007 (AFP)

La journée de grève dans la fonction publique, qui a mobilisé près d'un agent de l'État sur trois mardi, "porte en elle le profond malaise des fonctionnaires", a affirmé le Snui >, premier syndicat des impôts, dans un communiqué transmis mercredi à l'AFP.

Cette journée "porte en elle le profond malaise des fonctionnaires, non seulement devant leurs conditions, mais aussi devant les stigmatisations répétées dont ils font l'objet" et "montre leur besoin d'être enfin véritablement et pleinement reconnus", écrit le < Snui >.

"Des questions touchant à l'identité et aux fondamentaux de la fonction publique et plus largement de l'action publique sont actuellement en jeu", poursuit-il.

Et de citer l'exemple de "la rémunération individualisée", que le gouvernement envisage d'instaurer pour les fonctionnaires et qui "va à l'encontre des intérêts des citoyens": "Imagine-t-on le contrôle fiscal, l'accueil ou encore l'action en recouvrement payés au rendement? Le risque est pourtant réel", estime le < Snui >.

Plus d'un agent sur deux des impôts a fait grève mardi, selon ministère et syndicats. Selon le < Snui , les agents de l'administration fiscale "sont présentés comme la tête de pont du mouvement +moins d'État, moins de fonctionnaires+" et sont touchés de plein fouet par les "suppressions d'emplois avec -10% des effectifs entre 2000 et 2008".

"On ne peut durablement accepter le décalage entre la réalité de son métier et son revenu", ni "faire toujours plus avec moins de moyens", souligne le syndicat.