Les réformes fiscales depuis 5 ans ont profité aux plus riches (Snui)

L'évolution de la fiscalité française au cours de la législature qui s'achève a profité aux contribuables les plus riches, affirme mercredi le Syndicat national unifié des impôts (Snui) dans un communiqué.

Au cours des cinq dernières années, "les lois de finances, auxquelles il convient de rajouter l'ensemble des lois comportant des dispositions fiscales (loi d'initiative économique, loi sur l'outre mer), ont dégagé une grande cohérence", écrit le syndicat.

Le Snui cite la "baisse de l'impôt progressif sur le revenu, l'augmentation du poids des niches fiscales, la baisse de l'imposition du patrimoine (successions et donations, impôt de solidarité sur la fortune), la baisse de l'imposition des entreprises mais l'augmentation d'autres prélèvements comme la Contribution sociale généralisée ou encore la taxe d'habitation".

Pour le Snui, "l'augmentation continue de la Prime pour l'emploi (PPE), dotée a priori d'une certaine teneur sociale, pose également problème: son coût est élevé, son efficacité limitée et ses effets pervers démontrés en termes de modération salariale notamment".

Le Snui dénonce parallèlement la "hausse de la CSG (pour les salariés, l'assiette servant à son calcul est passée de 95 % à 97% du revenu brut), de la Taxe d'habitation (+ 5,6% entre 2005 et 2006), de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (+ 7,6% entre 2005 et 2006) ou encore des droits sur les tabacs".

"Les ménages +modestes et moyens+ ont été mis à contribution pour compenser les allègements intervenus par ailleurs", conclut le syndicat.

Le ministre délégué au Budget, Jean-François Copé, a répété mercredi lors de la présentation du budget 2007 que la réforme de l'impôt sur le revenu et la hausse de la PPE l'an prochain profiteraient essentiellement aux ménages gagnant "entre une fois et 1,4 fois le smic".