C'est un sujet sur lequel je travaille
déjà depuis plusieurs semaines. Simplement les modalités ne sont pas
complètement arrêtées", a précisé M. Copé, bien placé, en qualité de
porte-parole du gouvernement, pour savoir que l'"annonce" du
ministre de l'économie avait d'abord été faite par Dominique de Villepin
à la rentrée 2005, lors de la présentation de la réforme fiscale.
Pour le gouvernement, déjà empêtré dans
l'affaire du remboursement de la prime pour l'emploi (PPE) réclamé à 125
000 personnes, la question est de rendre les baisses d'impôt visibles
dès le premier tiers ou les premiers versements mensuels - autrement dit
avant l'élection présidentielle du printemps 2007 - tout en sachant
qu'il n'y aura "pas de baisse uniforme" et que les contribuables
aux plus bas revenus devront être les premiers concernés.
L'équation n'est pas simple.
Le Syndicat national unifié des impôts (SNUI)
a fait remarquer lundi que "le système actuel permet déjà de
prendre en compte l'impact d'une variation de l'IR", un contribuable
"pouvant (...) demander à modifier le montant de ses tiers ou de ses
mensualités".
Le SNUI met
surtout en garde M. Breton contre "le risque de mettre sur pied une
véritable usine à gaz" et d'avoir à procéder à des régularisations
qui peuvent être "mal vécues" : "A l'approche de 2007,
l'accélération du calendrier a ses raisons que la raison ignore."
Au PS, Didier Migaud, député de l'Isère et
ancien rapporteur du budget, a dénoncé une "mesure électoraliste".