La déclaration préremplie n'empêche pas l'habituelle poussée de fièvre des derniers jours.
L'ultime jour pour déclarer

DIFFICILE encore d'apprécier les effets de la déclaration préremplie (DPR), adressée cette année à 85 % des foyers fiscaux : le document nouvelle formule n'a toutefois limité en rien la poussée de fièvre que connaissent traditionnellement les centres des impôts à l'approche de la date butoir.
Ainsi, depuis la semaine dernière, les contribuables de l'Yonne sont très nombreux à se déplacer ou à téléphoner pour obtenir, qui un renseignement, qui un éclaircissement. « Les gens ont utilisé les quatre jours du pont de l'Ascension pour se pencher sur leur déclaration de revenus », observe Pascal Barberet, directeur divisionnaire des impôts.
« Du coup, nous recevons pas mal de personnes qui ont une interrogation ou qui sont désireuses de faire valider leur déclaration par un agent. »
Du côté des syndicats, on est plus circonspect. « On n'a pas encore fait le point dans l'ensemble des centres du département.On devrait le faire en fin de semaine », convient Jean-François Duret du SNUI, « mais d'après les premiers constats, très peu de déclarations préremplies seront renvoyées telles quelles.
Une grosse partie sera modifiée. Réduction d'impôts, dons aux œuvres, crédits d'impôts, emploi à domicile, il faudra prendre tout cela en compte.
D'après les collègues, pas mal de gens s'interrogent notamment sur les sommes-plafond affectées au PER (Plan épargne retraite). En dépit de la DPR, les gens ont besoin d'un interlocuteur, d'un agent des impôts, qui les renseignent et vérifient qu'il n'y a pas d'erreur. »
Des erreurs « monumentales » dans les DPR comme celles de certains salariés qui s'étaient vus affecter plusieurs millions d'euros de revenus, l'Yonne n'en aurait pas enregistré. « Il est encore trop tôt pour dresser un bilan », note Pascal Barberet. « L'an dernier, l'expérience menée dans l'Ille-et-Vilaine avait montré que 87 % des déclarations portaient des montants tout à fait corrects. »