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Compte rendu des
travaux du 22ème Congrès du SNUI à Lille
(Décembre 1998)

Résolution N°9 :
L'ACTION SOCIALE
Votée à
l'unanimité
Malgré des avancées incontestables observées
depuis 1991, tant en ce qui concerne la qualité des
prestations, que le fonctionnement des structures de l'action sociale
ministérielle, le SNUI déplore que de nombreux besoins
demeurent encore insatisfaits et que d'autres ne soient pas du tout
pris en compte.
En effet, le contexte socio-économique dans lequel
évoluent les agents, les réformes qui percutent leur
milieu professionnel, les relations professionnelles et
hiérarchiques dégradées, génèrent
des situations de détresse qui ne trouvent que trop rarement
des réponses dans le cadre de l'action sociale .
Le SNUI réaffirme que les prestations d'action sociale sont un
facteur déterminant de qualité de la vie quotidienne
des agents, celui-ci ayant des incidences directes sur le pouvoir
d'achat.
Par conséquent, le SNUI agira à tous les niveaux pour
une meilleure reconnaissance des besoins particuliers et pour que
soient apportées les réponses de solidarité qui
s'imposent.
- DES BESOINS TOUJOURS PRIORITARES
Le SNUI réaffirme que devant la défaillance des
pouvoirs publics, le Ministère doit assumer ses
responsabilités dans ce domaine.
Le SNUI dénonce qu'aucun nouveau programme de construction ne
soit envisagé à la suite du plan "2000". Le SNUI agira
pour que l'Administration procède en concertation à un
recensement exhaustif des besoins et pour le respect de la
transparence dans les attributions du parc préfectoral.
Dans l'immédiat, le SNUI exige :
ó que le montant des loyers sociaux soit revu à
la baisse pour être en adéquation avec le niveau de
traitement des agents,
ó la mise en place d'un système de cautionnement par
l'Administration qui pourrait constituer une garantie pour les
propriétaires en échange de loyers
modérés,
ó la création d'une aide individuelle tenant
compte des revenus et du montant du loyer, car tous les
problèmes ne seront pas réglés par des
constructions de logements.
Le SNUI considère que les prêts immobiliers du
Ministère sont inadaptés. Il demande que les taux
proposés soient systématiquement inférieurs
à ceux du circuit bancaire et que leur montant soit
augmenté.
Le SNUI rappelle son attachement à la restauration
collective sans pour autant ignorer les problèmes des
personnels qui ne peuvent en bénéficier. En
conséquence, le SNUI revendique :
ó la poursuite de l'harmonisation tarifaire,
ó la rénovation des restaurants anciens, encore trop
nombreux,
ó l'implantation systématique de restaurants sur les
sites nouvellement créés,
ó une clarification du fonctionnement des RIA et plus
particulièrement de la participation financière des
différentes administrations,
ó la rénovation des coins repas, et des moyens
budgétaires permettant d'en implanter partout où cela
est possible,
ó une réflexion sur le périmètre
d'intervention de l'AGRAF qui pourrait s'étendre à
toute la région parisienne,
ó la revalorisation de la subvention repas Fonction
Publique (5,85 !) ainsi que le relèvement de l'indice
butoir,
ó la revalorisation de la valeur faciale du
titre-restaurant ainsi qu'une gestion plus transparente de son
attribution.
Face à la "professionnalisation" de l'activité des
gestionnaires de restaurants tant au regard de leurs missions que de
leur responsabilité, le SNUI dénonce l'attitude
hypocrite des directions qui reportent volontiers leurs
responsabilités sur ces agents, tout en refusant de leur
accorder le soutien et les décharges de services
indispensables.
Partant de ce constat, le SNUI exige :
ó de réelles décharges de services pour les
gestionnaires et pour tous les agents impliqués dans le
fonctionnement des restaurants,
ó une aide logistique efficace ainsi que des sessions de
formation complémentaires,
ó une assurance couvrant les risques inhérents
à leur responsabilité.
De même, la Fonction Publique se complait-elle dans
l'immobilisme face à la situation des personnels de
restaurants et de ses contractuels en général, en
refusant d'appliquer les textes et les décisions de justice
qui s'imposent à elle, il s'agit notamment de l'arrêt
BERKANI qui les considère comme contractuels de droit
public.
Le SNUI s'engage à faire aboutir rapidement les revendications
de ces personnels, et plus particulièrement leur
rémunération et leur avancement.
Là encore, c'est la défaillance des pouvoirs publics
et plus largement l'absence de volonté politique qui doivent
être dénoncées.
Au Ministère, la construction de crèches et la
réservation de berceaux ne répondent pas aux besoins de
manière satisfaisante.
Le SNUI exige l'ouverture de négociations en vue
d'obtenir :
ó un bilan objectif et transparent du fonctionnement des
crèches ministérielles et interministérielles et
de l'attribution des berceaux,
ó la recherche active de réservations de nouveaux
berceaux dans les crèches existantes,
ó une étude sur la mise en place d'un
réseau d'assistantes maternelles soit en partenariat avec
d'autres administrations ou des collectivités locales, soit
exclusivement Finances,
ó l'augmentation de l'aide spécifique Fonction
Publique, dont le montant est particulièrement
dérisoire (16,15ÝF/jour).
- L'action en faveur des retraités
Le SNUI déplore qu'aucune évolution n'ait
été enregistrée dans ce domaine .
En conséquence il s'engage à susciter une large
réflexion sur ce thème.
D'ores et déjà, des décisions doivent être
prises surÝ:
ó la création d'une subvention ministérielle
destinée à atténuer le coût des aides
ménagères afin de permettre le maintien à
domicile des personnes dépendantes,
ó la réservation de places dans les structures
d'accueil existantes,
ó la révision de la loi instaurant la prestation
spécifique dépendance.
Les aides proposées aux agents des finances ne
répondent pas aux critères d'efficacité et
d'urgence recherchés.
De plus, face à l'accroissement des demandes, le SNUI exige
:
ó l'augmentation significative de l'aide et du prêt
social, l'harmonisation et l'élargissement de leurs
critères d'attribution sur l'ensemble du territoire,
ó une gestion totalement déconcentrée au niveau
de la délégation départementale,
ó que les personnes en difficulté financière
bénéficient d'un suivi global adapté à
leur situation (moral, juridique, financier...).
- LES AUTRES PRESTATIONS A
AMELIORER
En 1997, de graves dysfonctionnements ont été
constatés dans l'acheminement des enfants. Le SNUI exige que
des solutions y soient immédiatement apportées.
- Budget d'Initiative locale
Le B.I.L. est le véritable "poumon" du CDASS.
Dans sa partie budgétaire, il doit être augmenté
de façon à ce que des initiatives locales innovantes
puissent voir le jour.
Le SNUI prend acte que certaines prestations seront à partir
de 99 supportées par le budget national, il souhaite que cette
démarche soit poursuivie.
- LES OUTILS A METTRE EN åUVRE POUR UNE
PLUS GRANDE EFFICACITÉ
En 1989, le SNUI a lourdement pesé dans le rapport de force
qui a permis entre autres, d'obtenir une augmentation substantielle
du budget social. Il est de sa responsabilité de
préserver et d'améliorer sans cesse ces acquis, en
imposant une démarche plus dynamique au sein de l'Action
Sociale.
Pour cela, le SNUI revendique l'attribution d'un budget affranchi des
contraintes budgétaires et réellement
déterminé à partir des besoins.
Il affirme que c'est à cette seule condition que des actions
d'envergure pourront être mises en oeuvre.
Il dénonce l'absence de délégation sur Paris, ce
qui freine les initiatives.
D'autre part, le SNUI juge nécessaire de mutualiser les
expériences et compétences de tous les acteurs sociaux.
A ce titre, il exige :
ó des groupes de travail préparatoires à chaque
CDASS
ó des commissions départementales regroupant l'ensemble
des acteurs sociaux (MDP, AS, délégués,
militants, correspondants sociaux) chargées d'établir
des projets examinés par le conseil national. Ceux ci pourront
ensuite être mis en application dans les départements
où ils correspondent à un besoin prioritaire, et
financés par le budget national.
ó que les CDASS (et non uniquement le
délégué) soient associés à toutes
les opérations programmées dans leur département
(restauration, logement, crèches,...) et en assurent le
suivi.
ó la création d'une délégation sur Paris.
Le SNUI exige pour permettre la mise en oeuvre de ses
revendications :
ó que ces commissions et groupes de travail soient assortis de
droits syndicaux spécifiques, d'utilisation plus souple, et
que les DGF des directions soient abondées de façon
à couvrir les frais de déplacement des militants.
ó le renforcement de la représentativité
syndicale au sein des CDASS selon le modèle des CHS, ainsi que
la formation de ses membres.
ó un mode de calcul de la représentativité
syndicale dans chaque département calqué sur celui des
CHS.
Devant la complexité et la diversité des situations
individuelles, le SNUI déclare solennellement qu'il est de la
responsabilité de chacun de venir en aide aux agents en
difficulté, le seul but recherché devant être le
bien-être de l'agent.
Il faut en premier lieu multiplier les "capteurs d'écoute" et
agir à titre préventif.
Des personnels qualifiés (assistants sociaux, médecins
de prévention, psychologues) devront être
présents dans tous les départements afin que chaque
agent puisse, s'il le désire, bénéficier d'une
approche globale.
En conséquence le SNUI exige :
ó La création d'emplois d'assistants sociaux à
temps plein dans chaque département, et le renfort des
équipes implantées dans les résidences
présentant des spécificités,
ó que l'augmentation du nombre de vacations des
médecins de prévention leur permette d'être
suffisamment disponibles pour les actions de santé publique et
les campagnes de dépistage,
ó la prise en charge par le budget national des consultations
de psychologues à chaque fois qu'elles répondent
à un besoin,
ó des correspondants sociaux réels et non virtuels,
attributaires de décharges de services, leur
désignation devant être soumise au CTPL.
Le SNUI rappelle enfin son attachement à l'indépendance
du délégué, de l'assistant social et du
médecin de prévention qui doivent exercer leurs
missions hors de toute pression hiérarchique.
L'investissement du SNUI et de la FDSU dans l'action sociale
ministérielle n'a jamais fait défaut.
Cependant, le développement de l'action sociale
interministérielle doit nous amener à adopter une
démarche plus offensive en vue d'obtenir une reconnaissance de
fait de la représentativité de la FDSU.
Au delà, il sera nécessaire d'entamer une
réflexion plus large avec nos camarades de l'US-G10.
Résolument solidaires, résolument combatifs
:
au CDASS comme partout, avant tout militants.

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