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Pour s'être opposée farouchement à Richelieu au début du XVIIème siècle, La Rochelle symbolise toujours aujourd'hui la résistance à l'absolutisme et le SNUI ne cache pas qu'il a eu plaisir à situer là les débats de son XXIIIème congrès. A un moment où les libertés réelles de millions d'hommes et de femmes régressent de par le monde, à un moment où le citoyen français marque souvent son désarroi face à des idéologies en panne et des inégalités croissantes, le syndicalisme ne se porte pas toujours très bien, mais il demeure une force essentielle pour freiner les excès de l'ultra-libéralisme, un instrument incontournable de combat lorsque l'économique prétend anéantir le social. Dans ce contexte, le SNUI sait que ses adhérents ne figurent pas parmi les plus démunis ; il sait aussi, cependant, que la chaîne des solidarités doit être renforcée et que l'ensemble du monde du travail a tout à gagner à revendiquer une juste redistribution de la richesse nationale. En ce sens, les tours de La Rochelle ont entendu 400 délégués des sections confirmer les engagements antérieurs de leur syndicat et situer la défense de l'agent des Impôts dans un cadre large. Ouvert sur l'ensemble du champ social, le XXIIIème congrès n'en a pas moins redéfini les revendications du quotidien dont beaucoup sont issues de la danse de Saint Guy qui agite toute la hiérarchie administrative. Il a aussi consacré beaucoup de temps au sujet brûlant que constituait en juin l'ARTT et le débat a conduit à corriger la stratégie initialement prévue pour la rentrée de septembre. Pas question de cantonner la poursuite de la mobilisation au seul niveau des services de base, ont dit les délégués ! C'est donc de partout qu'il faudra continuer de batailler, interpeller la Direction Générale et le secrétaire général du Ministère demeurera une impérieuse nécessité, et pourquoi pas une grande action unitaire de l'ensemble des fonctionnaires, action qui a cruellement fait défaut au moment des «salariales» ? Voilà, au passage, qui pose le problème de la représentativité du Groupe des Dix au niveau de la Fonction Publique, sachant aussi qu'un gros travail est à conduire avec la FSU sur ce sujet. La boucle
est bouclée et, sur le seul et court espace d'un
éditorial, apparaît bien la nécessité
d'organiser la défense de l'agent des Impôts en synergie
avec des luttes plus larges, en se défiant cependant toujours
d'un activisme de mauvais aloi. |
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