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AIDES À LA GARDE D’ENFANTS : OÙ TU CRÈCHES ?

Pour un agent des Finances, dégoter la nounou idéale, une place en crèche ou une assistante maternelle (notamment en région parisienne) demeure souvent un véritable casse-tête.

Au-delà du dispositif de droit commun (appel aux structures des collectivités territoriales, aides Fonction Publique) le Minefi déclare vouloir mieux aider les familles d’agents de ses administrations et mettre à l’étude des solutions spécifiques.

Afin d’alimenter la réflexion sur le sujet, le sous-direction des politiques sociales et des conditions de travail (anciennement sous-direction de l’action sociale) a adressé, fin 2002, un questionnaire aux délégations départementales afin de recenser les besoins.

Oh surprise ! les réponses des dites délégations n’ont fait ressortir que des besoins limités, alors que les difficultés des familles sont pourtant bien réelles.

Il faut savoir, par exemple, que des départements comme l’Ille et Vilaine, le Loiret, la Seine et Marne, les Hauts de Seine, le Var et une dizaine d’autres n’ont même pas renvoyé le questionnaire. Or qui peut songer un seul instant qu’il n’y a pas de problème de garde d’enfants dans les Hauts de Seine, à Rennes ou à Orléans ? …

Il y a là une situation très ambiguë. A un moment où le gouvernement souhaite afficher une politique familiale ambitieuse et financer 20 000 places nouvelles en crèches, les services du ministère ne paraissent pas s’être particulièrement mobilisés ; ils n’ont, en tout cas, pas effectué un recensement rigoureux des difficultés des familles.

 

 


L’ETAT DES DEMANDES

Bien que très inégalement utilisée, l’opportunité offerte par le questionnaire officiel fait ressortir quelques tendances.

Tout d’abord 15 % des départements considèrent être des lieux de premières affectations ou des zones à population jeune en progression. C’est, bien sûr, là qu’il y a le plus d’attentes sur le dossier garde d’enfants.

Globalement, le nombre des structures d’accueil des enfants (tous types confondus) est jugé convenable ; c’est le nombre de places réellement disponibles qui pose problème. 319 berceaux sont occupés sur les 373 réservés aux agents du Minefi, mais de nombreuses régions ne bénéficient d’aucune réservation (Alsace, Bourgogne, Corse, Languedoc-Roussillon, Limousin, Basse-Normandie, Rhône-Alpes, La Réunion).

Durant les deux dernières années, seulement 527 agents se sont adressés aux délégations de l’action sociale pour s’informer des aides à la garde d’enfants. Les demandes se sont logiquement situées dans les départements où les berceaux sont réservés (Gironde, Paris, Nord, Alpes Maritimes, Bouches du Rhône). On va rarement solliciter des services qui n’ont rien à offrir!

Ces observations étant faites, on a pu mesurer que les agents attendent à la fois :

- des aides au financement des gardes,

- des réservations de berceaux,

- des assistantes maternelles.

Les demandes de réservation de places en halte garderie étant moindres.


 

QUELLE POLITIQUE FAMILIALE ? …

La France a-t-elle vraiment les moyens de ses ambitions natalistes ? On peut se poser la question, dès lors qu’elle affiche un taux de fécondité (1,9 enfant par femme en 2002) qui est  un des plus élevés en Europe.

De fait, la politique familiale est encore loin de répondre aux nouveaux besoins des familles et l’insuffisance des structures d’accueil des jeunes enfants est manifeste.

Le fort taux de scolarisation en école maternelle est à souligner, mais la prise en charge des tout-petits, par contre, laisse fortement à désirer et continue d’apparaître comme le talon d’Achille d’une politique dont l’objectif explicite est pourtant d’encourager les naissances.

Lors de sa conférence, le 29 avril dernier, le ministre délégué à la famille a dévoilé les principales mesures en faveur des tout-petits que le gouvernement entend mettre en place dès 2004. Entre autres nouveautés, l’instauration de la PAJE (prestation d’accueil du jeune enfant) dont devraient bénéficier 200 000 nouvelles familles à partir de 2004, un “plan crèches” et le développement d’offres de garde privées.

Autant de mesures dont le financement reste cependant encore flou, même s’il a filtré dans la presse qu’il serait assuré par l’excédent dégagé par la branche famille de la Sécurité Sociale, ces dépenses ne devant pas peser sur le budget de l’Etat ! …

Cette question de la garde des jeunes enfants débouche sur le problème de l’égalité des chances entre hommes et femmes et sur les mesures qui peuvent améliorer la situation en faisant moins peser sur les mères le suivi quotidien des enfants. Il demeure encore beaucoup à faire et la FDSU s’efforce de pousser à des décisions multiples pouvant apparaître comme complémentaires (structures d’accueil, aides financières, …).

 

BREVES… BREVES… BREVES… BREVES… BREVES… BREVES… BREVES… BREVES…

La circulaire d’application relative à l’organisation et au fonctionnement de l’action sociale est enfin parue et a été transmise aux présidents de CDAS ;  elle précise le sens et la portée de l’arrêté paru le 15 janvier dernier ainsi que la nouvelle répartition des sièges en CDAS, prenant en compte l’intégration des DRIRE  (effective à l’issue des prochaines élections professionnelles de mars 2004 ). Par ailleurs y sont annexées les fiches de poste de délégué départemental et d’assistant de délégation.

Ces documents sont accompagnés d’une note de M SOUMET, adressée à l’ensemble des Directeurs Généraux, soulignant toute l’importance donnée à la politique d’action sociale menée au MINEFI …

Je laisse juge les agents et leurs représentants en CDAS !

Le traditionnel groupe de travail sur le logement social (ex CISAL) s’est tenu le 29 avril dernier ; il a permis de dresser le bilan des attributions de logements pour l’année 2002.

 Parmi les grandes tendances :

*      une baisse de plus de 10% des demandes effectives par rapport à 2001 qui découlerait d’une diminution des demandes en foyers ,

*      un taux de satisfaction en progression  (68,3% en 2002 contre 66,2% en 2001) soit 1932 logements attribués pour 2830 demandes,

Par ailleurs,  la DPMA a mis en place un dispositif temporaire de prolongation en foyer de 3 mois (jusqu’au 31/12/2003) pour combler les 300 places vacantes dans ces structures : dire qu’il n’y a pas si longtemps que ça, on délogeait les agents au bout d’un an, y compris avec intervention d ’ huissier …

Autre nouveauté, un recentrage en matière d’offre de logements sur des petites surfaces, les appartements de type F3 et Æ ne trouvant pas preneurs…  

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