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SYNDICAT NATIONAL UNIFIE DES IMPOTS 80/82 rue de Montreuil 75011 PARIS Tél. 01.44.64.64.44 - Fax
01.43.48.96.16 Paris le 17 décembre 2003 |
QUELQUES PRECISIONS SUR LA NOUVELLE RETRAITE
Les nouvelles modalités de calcul de la pension soulèvent
toujours de nombreuses questions de la part des agents. Pour essayer de les
aider dans le dédale de la loi, le SNUI propose de répondre aux questions les
plus fréquemment posées, sachant que d’autres fiches techniques pourront être
diffusées en fonction des questions soulevées par les adhérents.
I – PARENTS FACE AU CALCUL DE LEUR PENSION
A - Enfants nés ou adoptés
avant le 1er janvier 2004 :
Chaque
enfant arrivé dans le foyer après l’entrée du ou de la fonctionnaire dans
l’administration ouvre droit à bonification d’un an si l’agent a eu une
interruption d’activité d’au moins deux mois (congé maternité ou d’adoption,
congé parental, congé de présence parentale, disponibilité pour élever un
enfant de moins de 8 ans).
CONSEQUENCE : si les enfants sont arrivés dans le foyer avant
l’entrée du ou de la fonctionnaire dans l’administration, ils n’ouvrent aucun
droit à bonification pour le calcul de la pension.
Dérogation
à cette règle : la femme fonctionnaire conserve le droit à bonification
d’un an par enfant s’il est né durant ses études et avant son entrée dans
l’administration. Pour bénéficier de ce droit, la ou les naissances doivent,
dans les deux ans de l’événement, être suivies de l’entrée dans
l’administration après l’obtention du diplôme requis.
B - Enfants nés ou adoptés
après le 1er janvier 2004 :
1 - La bonification pour enfant ouvrant
droit à un « supplément« de pension n’existe plus.
2
- La ou le fonctionnaire peut bénéficier d’une « validation gratuite »
de ses interruptions de service d’au moins deux mois dans la limite de 3 ans
par enfant et dans les cas suivants :
-
temps partiel de droit pour élever un enfant ;
-
congé parental ;
-
congé de présence parentale ;
-
disponibilité pour élever un enfant de moins de 8 ans .
CONSEQUENCE : cette validation gratuite donne droit a un
« supplément » de liquidation de la pension.
3
– Les femmes fonctionnaires ayant accouché postérieurement à leur recrutement
bénéficient d’une majoration de durée d’assurance fixée à 2 trimestres par
enfants.
CONSEQUENCE : cette majoration de la durée d’assurance ne donne pas
lieu a un « supplément » de liquidation de la pension mais seulement
à la prise en compte de ces trimestres pour la réduction, s’il y a lieu, de la
décote.
La
femme fonctionnaire réunissant les deux conditions (3 enfants et 15 années de
services publics) peut prétendre à une pension à liquidation immédiate. Si elle
choisit de partir en retraite plus tard (date butoir 65 ans), sa pension sera
calculée selon le taux de la pension en vigueur l’année où elle a réuni les
deux conditions (article 5 VI de loi sur les retraite et L 24 du code des
pensions).
ATTENTION : les trois enfants (ou plus) nés avant le 1er
janvier 2004 ouvrent droit à majoration de la pension, mais la bonification
d’un an n’est accordée que pour les enfants nés après l’entrée de la mère dans
l’administration
La
nouvelle loi sur les retraites ne prend pas en compte les pères qui réunissent
les conditions pour bénéficier de la liquidation immédiate. Cependant, il
existe une jurisprudence donnant droit aux hommes fonctionnaires à bénéficier
de la liquidation immédiate de leur pension (exemple : arrêt LLORCA n° 187
401 du Conseil d’Etat du 26 février 2003).
Un
fonctionnaire qui décide de partir en retraite après l’ouverture de ses droits,
c’est à dire après 60 ans, verra sa pension calculée sur la base de la durée
des services et bonifications pour obtenir les 75% à 60 ans quelle que soit son
année de départ entre 60 et 65 ans (article 5 VI de la loi sur les retraites et
L 25 du code des pensions).
Exemple (calculs
auxquels s’ajoutent les bonifications pour enfants) :
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Age
de l’agent né le 31/12/1944 |
60 ans |
62 ans |
63 ans |
|
Année
du départ en retraite |
2004 31/12/2004 |
2006 31/12/2006 |
2007 31/12/2007 |
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Age
à partir duquel la décote ne s’applique plus |
60 ans |
61 ans |
61,5 ans |
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Nombre
de trimestres pour le taux de 75% |
152 (38 ans) |
156 (39ans) |
158 (39,5 ans) |
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Nombre
de trimestres détenus par l’agent |
144 (36 ans) 31/12/2003 |
152 (38 ans) 31/12/2006 |
156 (39 ans) 31/12/2007 |
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Taux
des annuités |
1,974% |
1,923% |
1,9% |
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Calcul
théorique selon l’année de départ |
36 x 1,974% = 71,06% |
38 x 1,923% = 73,07% |
39 x 1,9% = 74,10% |
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Calcul
retenu |
36 x 1,974% = 71,06% |
38 x 1,974% = 75% |
39 x 1,974% = 76,99% plafonné à 75% |
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Surcote |
0% |
0% |
3% |
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Décote |
0% |
0% |
0% |
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Pension
de base et surcote |
71,1% |
75% |
77,3% |
CONSEQUENCE : L’application stricte des conditions de calcul selon l’année
de départ en retraite amènerait l’agent à prolonger son activité au delà de 60
ans afin d’atteindre les 75%. Cette modulation tempère les conséquences de la
loi Fillon, mais en tout état de cause, l’agent est pénalisé par l’obligation
de prolonger son activité pour obtenir les 75%.
Paris le 17 janvier 2004
QUELQUES PRECISIONS SUR LA NOUVELLE RETRAITE (2)
Rachat du temps partiel :
Depuis le 1er janvier 2004, les agents travaillant à temps partiel ont la
possibilité d'obtenir que ces périodes soient décomptées comme des périodes de
travail à temps plein, dans la limite de 4 trimestres.
Cette possibilité impose que ces agents aient fait l'objet, à leur
demande, de retenue pour pension sur la base du traitement d'un agent
travaillant à plein temps et selon un taux de cotisation plus élevé que les
7.85 % actuels.
Cette surcotisation, qui porterait sur la partie à racheter pourrait
correspondre à la somme de la cotisation normale d'un agent (7.85 %) et de la
cotisation de l'employeur (environ 35 %) aux quelles pourraient s’ajouter un
complément.
A ce jour, le décret d'application n'est pas encore promulgué, bien que
la loi soit applicable depuis le 1er janvier. Les informations ci-dessus
sont donc à prendre avec précaution.
Les agents désireux de cotiser peuvent déposer leur
demande en précisant son caractère conservatoire en attendant de connaître
exactement les mesures à venir.