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RIALTO…stop à l’optimisme béat de l’administration ! La réponse de Bruno Parent à la requête faite par le SNUI, le 13 janvier 2006, concernant l’arrêt de la généralisation de Rialto vient de nous parvenir. Nous vous en transmettons rapidement la teneur : Pour l’administration, l’application Rialto constitue un indéniable progrès dans l’amélioration de la chaîne de contrôle, car elle simplifie et allège les travaux des agents. Elle permet également un accès immédiat à l’intégralité du dossier de vérification « dématérialisé » à tous les intervenants du contrôle fiscal. Rialto est donc, selon le Directeur Général, un « produit » qui marche puisque sa base nationale compterait plus de 51 000 dossiers ! ( bien peu finalement si on considère la date de généralisation à mars 2004 !) A ce stade, la centrale n’envisage pas de stopper le déploiement de Rialto et elle précise même que cela fait partie des applications qui serviront à mesurer la disponibilité des applications nouvelles dans le cadre du prochain contrat de performance… Pourtant, la DG reconnaît dans sa réponse que des problèmes techniques perturbent encore l’utilisation et l’accessibilité à l’application. Pour preuve, leurs résolutions constituent, un chantier prioritaire conduit actuellement par les services informatiques. En ce qui concerne l’utilisation de l’outil, le Directeur Général souligne qu’il est encore possible de progresser si le rôle et la place de chacun dans le processus de dématérialisation sont précisés. Un groupe de travail planche à la DG depuis cet automne sur le contrôle fiscal en milieu dématérialisé. Pour le SNUI, cette réponse est loin d’être satisfaisante sur plusieurs points : - Outre le fait que l’administration refuse de stopper la généralisation de RIALTO, il apparaît qu’elle méconnaît clairement les difficultés quotidiennes rencontrées par les agents utilisateurs. Elle occulte notamment dans sa réponse toutes les tâches de scannage qui sont relativement lourdes ! Ces difficultés sont d’autant plus accentuées que les brigades de vérifications ne disposent pas toutes des emplois (A, B, C) adaptés à leurs besoins. Dans le cadre actuel de restrictions budgétaires et de suppressions d’emplois le pire est à craindre. Pour le SNUI, l’informatique doit être un outil de travail complémentaire, pas un vecteur de suppressions d’emplois. - Par ailleurs, on constate que sur ce dossier comme sur bien d’autres, l’administration avance dans ces réflexions (cf le groupe de travail qu’elle a mis sur pied) sans que les organisations syndicales soient associées et ce malgré les demandes du SNUI de la tenue d’un nouveau groupe de travail national sur le contrôle fiscal. - Enfin, la DG refuse de reconnaître l’investissement temps réalisé par les agents qui ont « essuyé » ou vont « essuyer » les plâtres d’une application qui ne répond pas aux critères de qualité que les utilisateurs sont en droit d’attendre ! Au cas particulier, la DG ne fait pas la démonstration de l’utilité et de la nécessité de cette application. Si on pousse la logique du coût /rendement/temps, alors Rialto n’est pas rentable ! L’administration doit reprendre sa copie ! Par ailleurs, pour le SNUI, la charge de travail supplémentaire induite par l’utilisation de RIALTO doit être reconnue et prise en compte par l’administration dans la détermination des objectifs globaux des brigades. Cela doit clairement se traduire par une diminution du nombre de contrôles, il ne serait pas admissible que l’administration « joue » sur le registre de l’appréciation au cas par cas et en fonction de la complexité des dossiers pour adapter les objectifs des agents. De plus, ce sont bien les emplois qui doivent être adaptés aux missions demandées aux agents et pour le SNUI l’implantation des emplois de cadre C et B dans les brigades demeure une revendication d’actualité.
Le Dircofi Ouest innove !
En réponse aux demandes des agents qui souhaitaient la mise
en place d’une banque de données intégrant les différents motifs de
redressements sur des axes socio - professionnels, le Directeur n’a rien
trouvé de mieux que de « croiser » les fiches Alpage et les données Rialto.
Résultat, ce sont non seulement les coordonnées des entreprises vérifiées qui
apparaissent mais également les données statistiques (résultats financiers) et
personnelles des vérificateurs qui sont accessibles par quasiment tout le
monde. L’intersyndicale |
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